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Prix d’un enlèvement de déchets verts : le comparatif

Par Releeve

Un tas de branches et de tontes au fond du jardin n’a rien d’un objet standard : il y a le volume, la nature des déchets (bois, tontes, feuilles mélangées ou non), l’accès pour un véhicule, et le temps qu’on est prêt à y consacrer. Pourtant, la plupart des guides qui répondent à « prix évacuation déchets verts » annoncent tous la même chose : un prix moyen unique, généralement entre 25 et 50 € le mètre cube, comme si une seule offre existait sur le marché. En réalité, cinq solutions coexistent, avec des logiques de coût totalement différentes : gratuite si vous avez le bon véhicule, payante à l’heure ou à la journée si vous louez du matériel, comprise dans un abonnement si un jardinier intervient déjà chez vous, ou facturée à la prestation si vous faites appel à un collecteur à domicile. Avant de comparer un chiffre à un autre, il vaut mieux évaluer le volume de votre tas avant de comparer les prix : un big bag d’un mètre cube et une remorque de 750 kg ne se facturent jamais de la même façon, et ne s’évacuent pas avec les mêmes contraintes.

Les 5 façons de se débarrasser de déchets verts, comparées d’un coup d’œil

Voici les cinq options réellement disponibles aujourd’hui, avec leur logique de coût et leur vraie contrainte, celle que les guides de prestataires oublient presque toujours de mentionner.

SolutionCoûtContrainte principale
Déchèterie municipale (véhicule léger)Gratuit et illimité pour une voiture seule ; payant dès la remorque de plus de 500 kgTrajet, déchargement, plafond de passages avec remorque
Location de benne ou remorqueEnviron 8 à 40 € la journée de location selon le matériel, hors trajet déchèterieTemps de chargement et de déchargement à votre charge
Paysagiste ou jardinier régulierInclus dans le tarif horaire de la prestation, variable selon le professionnelSuppose qu’il intervienne déjà chez vous
Broyage sur place60 à 120 € la journée de location d’un broyeurRéduit le volume, n’évacue rien
Collecteur indépendant à domicilePrix donné avant intervention, variable selon le volume et l’accèsZone de service encore restreinte

1. La déchèterie municipale : gratuite, mais pas illimitée

C’est la première réponse qui vient à l’esprit, et elle reste la plus économique quand elle est accessible. Mais le règlement intérieur des déchèteries de la Métropole de Lyon, consulté le 25 août 2026, est plus précis qu’on ne le croit. Trois catégories de véhicules coexistent, avec trois régimes différents.

Une voiture particulière seule, sans remorque (catégorie 1), accède gratuitement et sans limite de passages. Avec une remorque dont le PTAC ne dépasse pas 500 kg (catégorie 2), l’accès reste gratuit, mais il est plafonné à quatre passages par mois pour un même numéro d’immatriculation. Au delà de 500 kg et jusqu’à 750 kg de PTAC (catégorie 3), l’accès devient payant : 40 € le passage, tarif en vigueur depuis le 1er janvier 2024, toujours limité à quatre passages mensuels. Une remorque de plus de 750 kg de PTAC, elle, n’est tout simplement pas acceptée. Dans tous les cas, un justificatif de domicile de moins de trois mois est exigé pour créer le compte d’accès, et le contrôle se fait désormais par lecture automatisée de la plaque d’immatriculation à l’entrée du site.

Autrement dit : pour un petit volume transporté en voiture, la déchèterie ne coûte rien. Pour une remorque bien chargée, comptez le temps de deux allers-retours au moins (le plafond de quatre passages par mois vaut aussi pour la version gratuite), et potentiellement 40 € si votre remorque dépasse 500 kg de PTAC. Les alternatives à la déchèterie prennent tout leur sens dès que le volume dépasse ce que peut absorber une remorque légère, ou que le temps manque pour faire les trajets.

2. La location de benne ou de remorque : le coût caché du temps

Deuxième option, souvent choisie pour un gros volume ponctuel : louer une benne ou une remorque et faire soi-même le trajet jusqu’à la déchèterie. Le coût affiché paraît modeste : chez les loueurs lyonnais, une remorque se loue à partir de 7,70 à 14 € la journée selon le gabarit. Ce chiffre ne dit rien du reste.

Il faut ajouter le temps de chargement (souvent sous-estimé pour des branches encombrantes), le trajet aller-retour, la file d’attente en déchèterie aux heures de pointe, et parfois un permis remorque si le PTAC total dépasse les seuils autorisés pour un permis B classique. Pour qui n’a ni le véhicule tracteur adapté ni une demi-journée devant soi, l’économie sur le papier disparaît vite dans le temps perdu.

3. Le paysagiste ou jardinier régulier : pratique s’il est déjà sur place

Si un professionnel entretient déjà votre jardin, l’évacuation des déchets qu’il produit s’intègre naturellement à sa prestation, sans démarche supplémentaire de votre côté. C’est la solution la plus simple, à une condition : que le jardinier intervienne dans le cadre d’une prestation régulière d’entretien avec évacuation incluse, via un organisme agréé services à la personne (les enseignes comme O2 ou VivaServices en sont des exemples).

C’est précisément dans ce cas, et seulement dans ce cas, que le crédit d’impôt services à la personne de 50 % peut s’appliquer sur la part entretien de jardin de la facture. Une collecte ponctuelle et isolée de déchets verts, en revanche, n’ouvre pas droit à cet avantage fiscal : le crédit d’impôt concerne l’entretien régulier, pas le simple enlèvement d’un tas. C’est un point de comparaison honnête à connaître avant d’arbitrer entre les solutions, plutôt qu’un argument à découvrir sur sa déclaration l’année suivante.

4. Le broyage sur place : réduit le volume, ne l’évacue pas

Le broyage change de nature : il ne s’agit pas d’évacuer, mais de transformer. Un broyeur se loue généralement entre 60 et 120 € la journée selon la puissance et le diamètre de branches accepté. Le broyat obtenu se réutilise en paillage au pied des massifs ou des arbustes, ce qui en fait une solution pertinente pour du bois de taille qu’on souhaite valoriser sur place.

Mais un tas de tontes ou de feuilles ne se broie pas, et pour un gros volume de branches, le broyat lui-même occupe encore de la place. Cette option résout un problème de valorisation, pas un problème d’espace disponible dans le jardin.

5. La mise en relation avec un collecteur indépendant : le mécanisme, pas une grille

La cinquième option, la plus récente sur le marché, consiste à faire venir directement un collecteur indépendant chez soi, via une plateforme de mise en relation. Chez Releeve, le mécanisme de prix chez Releeve fonctionne sans grille tarifaire fixe : chaque collecteur fixe librement son prix selon trois critères, le volume à évacuer, la facilité d’accès (portail, distance jusqu’au véhicule, escaliers) et l’état du tas (branches mélangées à des tontes, présence de terre). Le prix est communiqué et validé avant toute intervention, et rien n’est ajouté ensuite.

À titre d’ordre de grandeur de marché, et non de tarif Releeve, les guides de prestataires concurrents observent généralement 26 à 51 € pour un petit volume, 80 à 120 € pour un big bag d’un mètre cube avec enlèvement, et 300 à 800 € pour l’équivalent d’une benne complète. Ces chiffres varient fortement selon la région, la saison et la disponibilité des collecteurs : ils donnent un repère, pas une promesse.

Cette solution convient particulièrement à qui n’a ni véhicule adapté ni le temps de faire des allers-retours en déchèterie. Elle reste aujourd’hui limitée à une zone d’amorçage restreinte autour de Lyon, avec un fonctionnement en liste d’attente : Releeve ouvre progressivement de nouvelles communes plutôt que de promettre une couverture nationale qu’il ne pourrait pas tenir. Le service porte exclusivement sur les déchets verts (branches, tontes, feuilles, tailles de haies) ; il ne prend en charge ni les encombrants ni les gravats. Pour faire venir un collecteur chez vous, la première étape consiste à vérifier si votre commune est couverte ou à vous inscrire pour être alerté à l’ouverture du service dans votre secteur.

Comment choisir selon votre situation

Un petit volume occasionnel, avec un véhicule disponible : la déchèterie reste imbattable, à condition de rester sous le seuil des 500 kg de remorque pour ne rien payer. Un gros volume ponctuel, sans envie de multiplier les trajets : la location de benne ou le collecteur indépendant se disputent la place, selon que vous préférez faire le travail vous-même ou le déléguer entièrement. Un entretien de jardin régulier, avec un professionnel déjà mandaté : le paysagiste reste le plus simple, et potentiellement le plus avantageux fiscalement. Ni véhicule, ni temps, ni jardinier sous la main : le collecteur à domicile évite tous les allers-retours, dans les zones où le service est déjà disponible.

Aucune de ces options n’est mauvaise en soi. Elles répondent simplement à des situations différentes, et le bon réflexe consiste à évaluer d’abord son propre volume et sa propre disponibilité avant de choisir.

FAQ

Combien coûte l’évacuation d’un mètre cube de déchets verts ?

Cela dépend entièrement de la solution retenue : gratuit à la déchèterie avec une voiture seule (catégorie 1), 40 € l’accès dès qu’une remorque dépasse 500 kg de PTAC, ou, selon les ordres de grandeur observés chez les prestataires du marché, entre 80 et 120 € pour un big bag enlevé à domicile. Releeve, lui, ne fixe aucun tarif : chaque collecteur indépendant chiffre votre demande à partir de vos photos, et vous connaissez le montant avant de valider quoi que ce soit.

La déchèterie est-elle vraiment gratuite ?

Oui, pour un véhicule léger sans remorque, l’accès est gratuit et illimité. Dès qu’une remorque est attelée, un plafond de quatre passages par mois s’applique, gratuit jusqu’à 500 kg de PTAC, payant (40 €) entre 500 et 750 kg, et refusé au delà de 750 kg. Un justificatif de domicile de moins de trois mois est également exigé.

Le crédit d’impôt s’applique-t-il à l’enlèvement de déchets verts ?

Non, pas à une collecte ponctuelle isolée. Le crédit d’impôt services à la personne de 50 % peut s’appliquer sur une prestation régulière d’entretien de jardin incluant l’évacuation, réalisée par un organisme agréé. L’enlèvement seul, en dehors de ce cadre, n’y ouvre pas droit.

Combien de temps faut-il pour évacuer soi-même un gros tas ?

Comptez au minimum une demi-journée pour un volume conséquent : chargement, trajet, temps d’attente en déchèterie et déchargement. Ce temps s’ajoute au coût de location de la remorque ou de la benne, et c’est souvent cette variable, plus que le prix affiché, qui fait pencher la balance vers une solution déléguée.

Releeve intervient-il partout en France ?

Non, pas encore. Le service est en phase d’amorçage sur une zone restreinte autour de Lyon, et fonctionne en liste d’attente pour les communes non encore couvertes. Il porte uniquement sur les déchets verts, à l’exclusion des encombrants et des gravats.

Comparer ces cinq solutions revient, au fond, à comparer ce que vous êtes prêt à donner : du temps si vous faites vous même le trajet, un budget location si vous empruntez du matériel, une fidélité si vous passez par votre jardinier habituel, ou simplement une adresse si vous préférez qu’un collecteur vienne chercher le tas chez vous. Aucune réponse n’est universelle, mais connaître le mécanisme réel de chaque option évite au moins de payer pour une contrainte qu’on n’avait pas anticipée.